Courtaulds – Une route de la soie qui a marqué le Calaisis

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Des tranches de vie
La plupart des entretiens menés dans le cadre de ce hors-série ont commencé de la même façon. « Vous savez, je n’ai pas grande chose à raconter… », murmurent-ils tous timidement. Trois heures plus tard, ils sont toujours face à moi. Le sourire aux lèvres et parfois la larme à l’œil, ils enchaînent les anecdotes. A leurs yeux, ils parlent seulement et humblement de leur quotidien d’ouvriers postés ou d’employés des bureaux. En réalité, leurs témoignages constituent le chapitre contemporain de l’histoire de Courtaulds
S.A.. « Notre bonne mère Courtaulds », c’est ainsi qu’ils surnomment encore aujourd’hui l’usine. Quand ils empruntent la rampe du Pont du Leu, ces anciens salariés aperçoivent toujours les trois grandes cheminées de l’usine de fibres acryliques. Les mains abîmées par l’acide. Les poumons détruits par l’amiante. Les souvenirs qu’ils ont partagés à l’usine sont encore frais. Leur attachement à Courtaulds et l’esprit de camaraderie sont, eux aussi, toujours aussi forts. Ils se sont racontés pour Nord Littoral. Au fils de quelques pages, ils ont fait renaître le quotidien de la grande usine du Pont du Leu.
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Description

Une grande page de l’histoire industrielle de Calais
La gigantesque usine Courtaulds, implantée sur le territoire de Coquelles et du quartier du Pont-du-Leu a fortement marqué l’histoire industrielle du Calaisis, assurant une partie de la prospérité du bassin. Des milliers de personnes, hommes et femmes, y ont travaillé à la fabrication de textiles synthétiques avant la fermeture de l’établissement en 1990. Retracer l’évolution de cette entreprise, c’est remonter à la deuxième moitié des années 1920 lorsque l’usine dite de la « Soie Artificielle » démarre son activité. Rebaptisée « Les Filés de Calais » en raison de plaintes émanant du milieu des soyeux lyonnais, elle ne cesse de perfectionner ses productions et de se développer, en tentant de s’imposer dans le milieu de la mode. Mais cet élan s’accompagne souvent d’une pollution chimique dégradant l’environnement et mettant parfois en péril la santé de son personnel. Son dynamisme et sa modernité lui valent une visite du général de Gaulle en 1959. Six ans après, elle prend le nom de « Courtaulds S.A. ». Restée dans les mémoires des anciens, il convenait de faire revivre, avant qu’elles ne s’effacent, les grandes pages d’une histoire industrielle aujourd’hui définitivement tournée.

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Poids 70 g

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